Comme un feu de forêt : Comment les conditions météorologiques extrêmes peuvent toucher les entreprises et les communautés et les mesures que vous pouvez prendre pour aider à atténuer ces risques

02 août 2016

Les phénomènes météorologiques extrêmes tels que le feu de forêt de Fort McMurray montrent aux entreprises que l’accroissement de la connectivité mondiale augmente les risques auxquels s’exposent autant les personnes que les entreprises à travers le monde. La mission de Zurich Compagnie d’Assurances consiste à aider les entreprises et les communautés à renforcer leur résistance aux effets du climat.

Greg Lanshe

Vice-président adjoint, Directeur du segment des Biens

Greg combine ses connaissances techniques et sa prestation de service pour aider les clients de... À propos de cet expert

En juin 2016, l’incendie qui s’est déclaré en Alberta, au Canada, surnommé « The Beast » (« la bête ») avait été maîtrisé à 70 %, mais le feu brûlait encore. Un mois auparavant, plus de 80 000 habitants ont été contraints d’évacuer les lieux ,le feu se propageant dans la ville de Fort McMurray. L’incendie différait des autres incendies touchant habituellement le Canada et l’Amérique du Nord en raison de sa taille et de sa vitesse et du fait qu’il a frappé une ville relativement grande. Pour citer Chad Morrison ,directeur de la prévention des incendies de l’Alberta : « Je ne pense pas que nous ayons jamais vu une communauté de cette taille et de cette échelle touchée par un feu de forêt d’une telle ampleur et d’une telle férocité. »

On estime que ce feu sera la catastrophe naturelle la plus coûteuse de l’histoire canadienne : les coûts d’assurance s’élèvent déjà à des milliards de dollars . De nombreuses hypothèses ont été émises sur les causes de ce feu et sur ce que sa gravité pourrait nous apprendre en vue de futures catastrophes naturelles.

Cet incendie a été « alimenté par de l’amadou et favorisé par des températures exceptionnellement douces et une faible humidité. » Certains disent que la gravité de l’incendie est due à El Niño, tandis que d’autres la relient à la fonte des neiges précoce provoquée par les températures plus chaudes. Si la neige fond plus tôt, le sol et la végétation sont plus secs, ce qui a pour effet d’avancer la saison des incendies.

En fait, à cause de conditions météorologiques extrêmes, ces saisons durent aujourd’hui en moyenne 78 jours de plus qu’en 1970, selon le Service des forêts des États-Unis. « La bête » nous donne possiblement un aperçu de ce qui pourrait nous attendre en ce qui concerne les futurs phénomènes météorologiques extrêmes : des saisons d’incendie qui durent plus longtemps et des catastrophes qui ont une incidence encore plus néfaste.

En plus de suggérer les lourdes retombées des futures catastrophes naturelles, « la bête » a également très durement touché la communauté de Fort McMurray et l’économie canadienne. Fort McMurray abrite une grande quantité de réserves de pétrole, constituant au moins 2 % du PIB du Canada ,et les incendies ont réduit considérablement la quantité de pétrole qui pourra être exportée cette année. En effet, chaque journée où les usines ont dû être fermées, celles-ci ont perdu environ un million de barils par jour , ce qui signifie que près d’un quart de la production pétrolière du pays a été interrompue par le feu. La réduction des recettes canadiennes issues du pétrole pour cette année peut également avoir une retombée sur d’autres pays qui comptent sur son pétrole, notamment les États-Unis, qui importent 40 % de leur pétrole de leur voisin du Nord.

« La bête » est un événement terrible et tragique, qui révèle une fois de plus les dégâts incroyables que les événements météorologiques extrêmes peuvent infliger à un écosystème, à une économie et à une communauté. Il se pourrait que les phénomènes météorologiques extrêmes tels que « la bête » se fassent plus fréquents à l’avenir et que, dans notre monde de plus en plus globalisé, ces événements aient un effet au-delà de la zone géographique directement touchée par la catastrophe. Pour tenter de réduire au minimum, voire idéalement d’éviter les effets d’un autre événement tel que « la bête », envisagez d’adopter des mesures pour renforcer la résistance aux incendies de forêt. D’abord, analysez votre exposition aux feux de forêt. La proximité de toute quantité importante de matériaux naturels (forêts, vastes regroupements d’arbres, brousse, etc.) peut créer une exposition aux feux de forêt.  Ensuite, il faut surveiller les conditions dans votre région. Des veilles d’incendie sont généralement déclarées dans les zones affichant un risque de feu de forêt accru. Une forêt aux prises avec la sécheresse regorgeant de combustible naturel est un candidat de choix pour une veille d’incendie. Assurez-vous de disposer d’un espace de manœuvre suffisant pour lutter contre le feu entre votre maison ou votre entreprise et la forêt. Cet espace ne doit pas comporter de végétation ni d’autres combustibles. Lors d’une veille d’incendie, surveillez les conditions de près et soyez prêt à prendre les mesures qui s’imposent dans les plus brefs délais. Un avertissement sera généralement émis si un feu de forêt actif se déclare dans votre région. Envisagez d’appliquer des mesures de prévention des pertes plus sévères dans le cas d’un tel avertissement. Si des matériaux combustibles sont stockés dans un espace de votre entreprise, soyez prêt à les transférer dans une zone protégée de façon adéquate. Mais surtout, pensez à utiliser des matériaux de construction non combustibles pour votre maison ou votre entreprise. Utilisez des toitures en bardeaux, des revêtements de toit commerciaux, des parements et des revêtements muraux ayant un classement de résistance au feu approprié. Améliorer votre résistance aux conditions climatiques est possible quelle que soit votre zone géographique ou le risque encouru, pourvu que vous preniez des mesures pour vous protéger vous, votre maison et votre entreprise en fonction des risques caractérisant votre région.

 

Apprenez-en davantage sur la protection de votre entreprise lors d’événements d’incendie :

Sécurité incendie du Canada

Sécurité incendie des États-Unis